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L’art du katana, le sabre japonais

Retour 14 mars 2019

La culture japonaise est presque indissociable, au-delà de ses frontières des samouraïs et des sabres qui ont fait leur popularité. Le sabre japonais appelé katana est de nos jours une œuvre de collection mais également un épicentre d’intérêt pour des passionnés de l’art martial des célèbres bretteurs nippons.


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Le katana, ce qu’il faut savoir


L’histoire du Pays du Soleil Levant a été marquée par de nombreuses guerres claniques. Des guerres qui forgèrent les mœurs et les castes de la société nippone antique. La caste emblématique de cette société était celle des samouraïs. Familles guerrières qui servaient la lignée d’un Seigneur et qui vivaient selon un code d’honneur particulièrement strict. Le katana était le symbole de cette caste de guerriers. Pendant les périodes de paix, le katana devint un ornement d’apparat et les techniques de fabrication s’affinèrent.



Le katana est une arme blanche à un seul tranchant dont le maniement varie en fonction des styles utilisés. En dehors du tranchant, la pointe du katana sert également à porter des coups d’estoc, de même que la garde peut servir à porter des coups. Certains samouraïs affectionnaient un style qui nécessite l’usage du fourreau ou de deux katanas. Tout ceci permit de faire du maniement des katanas, un art martial particulièrement harmonieux et visuellement esthétique.

 

Les différents types de katanas

 

Le sabre japonaisLe terme katana est employé au sens large pour désigner tous les sabres japonais de plus de 60cm. Pourtant, cette désignation cache d’autres types de sabres.


C’est le cas du tachi qui est un sabre destiné aux cavaliers. Le tachi est un sabre léger qui permet un maniement à une main. Il s’agit d’un sabre courbe qui est suspendu à la ceinture par des ashi (des bélières).


Il était généralement réservé aux nobles à la cour.

 

En plus du katana, les samouraïs étaient armés d’un wakizachi. Celui-ci est un « katana réduit d’un tiers » dont le port n’était pas toujours exclusivement réservé aux samouraïs.


Entre 30 et 60cm, le wakizachi servait d’alternative lorsque l’usage du katana n’était pas idéal. Le katana et le wakizachi forment chez le samouraï l’ensemble appelé daisho. Tandis que le katana était porté sur la gauche avec la lame vers le haut, le wakizachi était porté avec le tranchant pointant vers le sol.

 

Il ne faut pas confondre le wakizachi au tanto. Le tanto était un couteau qui mesurait entre 15cm et 30cm et qui pouvait avoir deux tranchants ou parfois un seul. Le tanto peut substituer le wakizachi dans un daisho. Natif de la période Heian, le tanto ne présente pas toujours la courbure usuelle des katanas ou des wakizachis. Il existe aussi le Nodachi, sorte de Katana très grand.

 

Anatomie du katana


Le Katana : Le sabre du Samouraï Un katana (qui est différent d’un Ninjato, souvent employé dans la panoplie du ninja) est composé de quatre parties principales : le manche, la garde, la lame et l’étui.

 

Le manche encore appelé tsuka a une longueur variable en fonction des époques. Généralement d’une longueur de deux mains, il peut aller jusqu’à trois mains et est recouvert d’un tressage de soi ou de coton ; à l’extrémité inférieure du manche se trouve le kashira qui est le pommeau du sabre ; La garde ou le tsuba était généralement conçu par des artisans spécialisés.


Faite de fer ou d’alliages métalliques, elle a pour fonction d’empêcher les mains de glisser du manche sur la lame ; La lame du katana était historiquement faite d’acier brut, ce qui ne lui conférait qu’une faible durabilité.


Les artisans eurent alors l’idée de combiner plusieurs types d’aciers pour allier à la fois la solidité et la durabilité.


Le processus de fabrication confère à la lame sa courbure emblématique ; Le fourreau également appelé saya est traditionnellement fait de bois laqué et s’attache à la ceinture grâce au sageo (une corde tressée sur l’étui). Les deux extrémités sont traditionnellement faites à base de corne de bœuf.



Le katana dans le monde moderne


De nos jours, les katanas sont plus souvent des pièces de collection que des armes. Mais, ce n’est pas pour autant que les katanas ne sont plus forgés de nos jours. Certes, il est très difficile de trouver aujourd’hui des katanas qui soient encore forgés par les moyens ancestraux, mais les avancées techniques permettent de fabriquer des katanas d’un tout nouveau genre. De nouveaux katanas qui ne valent pas toujours les modèles traditionnellement forgés.

 

En effet, les méthodes de forge modernes ne donnent pas aux katanas les motifs de vaguelettes distinctifs de la méthode traditionnelle. Parfois, ces motifs seront artificiellement créés, mais grâce à de l’acide ou d’autres techniques.


Il faut savoir que l’acier des katanas et le tamahagane sont très chers à produire et que leur exportation hors du Japon est presque entièrement interdite. De plus, la méthode traditionnelle suppose de replier le métal sur lui-même à plusieurs reprises pour obtenir les motifs distinctifs. Ceci revient à faire plusieurs heures de forge avant de produire une seule lame authentique.

 

L’art du katana

 

Le Sabre japonais, âme du samouraïAujourd’hui encore de nombreux arts martiaux font usage des sabres japonais ou d’armes de substitution tels que les shinais, ou les bokkens (et pour les plus expérimentés, c’était les armes iaito).


Les shinais sont des épées de bambous composés de quatre lamelles retenues entre elles par des cordages et du cuir. Le bokken – littéralement épée de bois – peut être fait de différents types de bois (chêne, ébène, néflier, etc.). Il s’agit d’un morceau de bois façonné pour ressembler à un katana.


Une arête découpée près du manche permet de signaler l’emplacement de la garde. Généralement, une garde en plastique est fixée à ce niveau.

 

Le shinai et le bokken étaient à la base des armes d’entraînement destinées à former au maniement du sabre avec plus de sécurité. De nos jours, l’on s’en sert dans des disciplines telles que le kendo, le iaido, le kenjutsu, l’aïkido, etc.

 

Le katana symbolise les samouraïs, autant que les samouraïs symbolisent le glorieux Empire du Soleil Levant. Encore aujourd’hui, le code moral des samouraïs (le bushido) continue de faire des adeptes à travers le monde. Des personnes qui manifestent autant d’intérêt pour les armes que pour leur histoire. Car, envers et contre tout, le katana est indissociable du Japon, de son histoire et de sa culture.

 

Combien coûte un katana ?


La question qui trotte dans l’esprit de tous les passionnés de katanas est le prix. Combien un katana coûte-t-il ? Combien faut-il investir comme budget pour acquérir un katana moderne ou ancien ? En effet, les prix varient selon le type réplique existant: un katana moderne ou katana ancien.

 

Les répliques de katana


Les répliques de katana ne sont pas toujours des contrefaçons. La différence essentielle tient certainement au fait que les répliques ne se font pas passer pour des katanas authentiques. Ces katanas produits pour la plupart industriellement sont conçus pour ressembler à des katanas authentiques.

 

Leur fonction principale étant d’être des armes de présentoir. Les répliques peuvent être achetées avec un budget de 50 à 250 €. Ces armes n’ont généralement pas de véritables hamons. Il existe toutefois des katanas avec des hamons authentiques, mais ce ne sont que des armes de présentoir également. De nombreux producteurs font des répliques de katanas peu chères.

 

Il existe toutefois des katanas haut de gamme conçus par des forges étrangères. Ces forges produisent des katanas de grande qualité à partir de 600 euros et plus.

 

Prix des répliques de Katanas


Les katanas nihonto


Le terme Nihonto fait référence aux katanas authentiques japonais. En général, ces œuvres sont très onéreuses. Le budget de base est de 4.000 euros tout au moins, pour les modèles d’entrée de gamme qui ne demandent pas un ouvrage particulièrement complexe. L’avantage d’un katana Nihonto est que l’on peut faire inscrire son nom sur le Nakago (base du katana).

 

Au-delà des modèles de base, il existe des Nihonto forgés par des maitres forgerons. Ces armes peuvent avoir à des prix astronomiques allant jusqu’à 30.000 euros et plus. En effet, le prix des Gassan Katana est de 24.000 euros.

 

Les katanas anciens


Sans aucune surprise, les katanas anciens remportent la palme. En raison de leur valeur historique, de leur forte dimension culturelle et parce qu’ils sont extrêmement rares, les katanas anciens coûtent le plus cher. Si en plus, ce n’est pas juste le katana mais l’ensemble composé du katana et du wakizachi qui est vendu, les prix peuvent atteindre des sommets inimaginables.

 

Par exemple, l’un des sabres Kamakura du XIIIème siècle, qui fait partie de la Collection Compton a été vendu dans les années 1990 pour une valeur avoisinant les 335.000 euros. Les collectionneurs privés n’hésitent pas à débourser des millions d’euros pour s’approprier des katanas rares, signés par les artisans de l’époque.


Par exemple, si un Masamune venait de nos jours à être retrouvé, il serait estimé à plusieurs dizaines, sinon centaines de millions d’euros, voire plus. La plupart des katanas antiques sont considérés comme des trésors nationaux, et séjournent dans des musées à travers le monde. Leur valeur est considérée comme inestimable, à juste titre.

 

Ainsi, le coût des katanas peut connaître des variations surprenantes, selon qu’il s’agit d’une réplique, d’un Nihonto ou d’un katana antique. Des écarts de prix qui justifient d’une part l’intérêt des passionnés et des collectionneurs pour ces œuvres d’art. Par ailleurs, cela encourage à s’interroger sur la protection contre les contrefaçons et les potentielles escroqueries.

 

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Source le-katana.fr 2016

 

 


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